Deklaracio por etnista humanismo

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Déclaration pour un Humanisme fondé sur des principes ethniques [en la franca]


1) Dans le monde actuel, devenu hautement technologique et fortement enchevêtré, il suffit d’une pression sur un bouton pour faire exploser la planète, tandis que l’équilibre écologique est sérieusement ébranlé par la consommation massive d’une petite partie de l’humanité. L’ordre mondial actuel est extrêmement injuste car il se fonde sur l’exploitation des pauvres par les riches, du Sud par le Nord, de la nature par l’homme.

2) Cet ordre mondial, ajouté à cette extrême injustice, menace aussi la diversité ethnique de la civilisation et la survie de l’humanité, à cause des guerres et du pillage continu de la nature. Il est inacceptable car il cautionne la priorité des intérêts de ceux qui possèdent le pouvoir, et incite les peuples à lutter les uns contre les autres pour s’approprier et épuiser les richesses naturelles entre les mains d'élites.

3) Un exemple typique de ce cautionnement de priorité est le nationalisme, la sanctification de l’intérêt d’un état contre d’autres, où l’intérêt de l’état est abusivement utilisé pour masquer la volonté de groupes puissants monopolisant le pouvoir et l’économie. Le cas de l’ex-Yougoslavie, où de tous les côtés, des arguments tribaux ont tenté de justifier des luttes sanguinaires pour des manipulations illégales, constitue un exemple éclairant de cette tendance.

4) Le système actuel est très fort, car il est capable de diviser les hommes par les armes du nationalisme et de la consommation. Ainsi les peuples luttent les uns contre les autres pour le même rêve d’un fallacieux bien-être, renforçant ainsi les intérêts de l’immuable élite régnante.

5) Nous voyons la forte nécessité de repenser cet ordre mondial, qui influera nos vies demain, et de le réorganiser selon des principes de liberté et de démocratie individuelle et collective. En outre il est absolument nécessaire que l’humanité dans son entier révise son actuelle conception de la Nature en tant que source de richesse librement exploitable.

6) Pour y parvenir il est nécessaire de généraliser les principes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948), qui définissent des droits valables “pour tous les hommes, sans discrimination de race, de couleur de peau, de sexe, de langue, de réligion, de politique ou d’opinion, d’origine nationale ou sociale, de possession, de naissance ou autre état”.

7) Cependant ce principe d’égalité individuelle ne suffit pas, car l’individu participe d’une plus vaste communauté locale, communauté liée à la terre où il vit et se déplace habituellement. Après la Déclaration de 1948, il existe dans le monde une distribution des peuples que seule une évolution pacifique, mais aucune guerre, aucune “purification ethnique” ou autre violence ne peut légitimement changer. Nous croyons que plus une communauté se sent liée à sa terre, plus fort est son désir de conserver l’équilibre écologique et culturel de son lieu de vie. En revanche, plus l’homme se sent dépersonnalisé, assimilé par une forte culture étrangère, plus facilement il laissera détruire son patrimoine, appauvrissant ainsi toute l’humanité. Il existe dans le monde plusieurs peuples dont le droit physique à la survie n’est pas respecté. Il existe d’autres peuples dont le droit culturel à la survie n’est pas mieux respecté par les états, qui craignent qu’une diversité et une réelle liberté culturelles puissent mettre en danger leurs propres droits à l’autoconservation.

8) Pour trouver une solution à ces problèmes, nous avons besoin de principes de liberté et de démocratie non seulement individuelles, mais aussi collectives. Car, comme le reconnaît le premier article de la Convention-cadre pour la Protection des Minorités Nationales [=ethniques], approuvée par le Conseil de l’Europe le 10 novembre 1994, “La protection des minorités nationales et des droits et libertés des personnes appartenant à ces minorités fait partie intégrante de la protection internationale des droits de l'homme et, comme telle, constitue un domaine de la coopération internationale. ” Le droit ethnique est donc un droit de l’homme. En outre les droits à l’eau potable, à la terre, à l’air venant du milieu ambiant ne sont pas individuels mais collectifs, et les guerres causent ou du moins perpétuent le fait que dans le monde règnent de fortes inégalités non seulement entre les individus, mais aussi entre les peuples.

9) C’est pourquoi nous appelons tous les hommes et toutes les organisations oeuvrant pour les libertés culturelles, linguistiques, politiques, religieuses ou autres, à collaborer pour établir un nouvel humanisme, un humanisme ethnique qui considère les droits de l’homme avec un regard plus vaste, qui ne néglige pas les aspects fondamentaux de l’identité locale. Nous sommes fermement convaincus que seul un humanisme visant une reconnaissance réciproque de l’existence de chaque ethnie et, par conséquent, du droit de chacune d’elles de se mobiliser pour supprimer la superstructure ethnique des conflits d’aujourd’hui, dans un esprit d’égalité et de solidarité, seul un tel humanisme peut proposer des solutions utiles aux hommes et non seulement aux super-puissances.

10) Nous soulignons qu’un humanisme ethnique est un principe qui, visant une régulation pacifique des conflits, s’oppose avec fermeté au nationalisme chauvin et au terrorisme, mais condamne avec la même force le concept mal compris d’un cosmopolitisme qui, au nom d’un principe d’égalité entre les individus, vise à les assimiler au même modèle, et à les fondre dans un même moule, avec une seule langue, une seule culture et une seule société de consommation.

11) Nous avons pour but une humanité qui se réorganise selon des structures d’autonomie et de relation à la terre, donnant toujours la priorité aux aspects humains, culturels et naturels de la vie, en opposition à l’enrichissement, à la monopolisation, à l’exploitation des autres. En outre le principe fondamental de convivialité pacifique doit être une reconnaissance réciproque du droit de chacun. Nous appelons donc chacun à collaborer.


Source: Etnismo, no 66 (20.12.1999), p.14
Traduit de l’espéranto par N. Margot

Declaración para el humanismo etnista [en la hispana]

1) En el mundo actual, tan tecnológico e interaccionado, es suficiente oprimir un botón para hacer explotar el planeta entero, mientras los equilibrios ecológicos están siendo gravemente modificados por los consumos de masa de una pequeña parte de la humanidad. El actual orden mundial es tremendamente injusto, porqué se basa en la explotación de los pobres por parte de los ricos, del sur por parte del norte, de la naturaleza por parte del hombre.

2) Este orden mundial, además de ser tremendamente injusto, amenaza también con poner fin a la civilización y a la sobrevivencia del hombre, en el momento en que el saqueo hecho a la naturaleza ya no es sostenible, y porqué el mismo, al dar la prioridad a los intereses de los grupos de poder, instiga a los pueblos los unos contra los otros, en una lucha por la riqueza cada vez más cercana al agotamiento y en las manos de pequeñas élites.

3) Un ejemplo típico de ésta táctica es el nacionalismo, la santificación de una razón de estado contra todas las demás, en la cual el interés del país es usado erroneamente y como pretexto para esconder la voluntad de grupos económicos y de poder exclusivos. El caso de la ex-Yugoslavia, en el cual todas las partes han utilizado argumentos tribales tratando de justificar una lucha sangrienta por el control de los tráficos ilegales, es un ejemplo evidente de dicha táctica.

4) El sistema actual es muy fuerte, pues es capaz de dividir los hombres a través de las armas del nacionalismo y del consumismo. De éste modo, los pueblos luchan entre ellos por el mismo sueño del falso bienestar, garantizando la supremacía a los mismos intereses de siempre.

5) Vemos la necesidad absoluta de revisar éste orden mundial, que influenciará nuestras vidas de mañana, y de reorganizarlo según los principios de libertad y democracia individual y colectiva. Además es absolutamente necesario que toda la humanidad revise la propia concepción de la naturaleza como recurso para explotar libremente.

6) Para hacer ésto es necesario que se generalicen los principios de la Declaración Universal de los Derechos del Hombre, que establecen derechos válidos para todos los hombres, sin ninguna diferencia de raza, color de piel, sexo, idioma, religión, opinión política o de otro tipo, proveniencia nacional o social, patrimonio, nacimiento u otra condición.

7) Pero éste principio de igualdad individual no es suficiente ya que el individuo hace parte de una comunidad local más grande, una comunidad ligada a la tierra heredada de los antepasados. Después del final de la época del imperialismo y de la colonización, existe en el mundo una distribución de los pueblos que solamente una evolución pacífica, y ninguna guerra, "limpieza étnica" u otras violencias pueden cambiar. Pensamos que mientras una comunidad se siente más fuertemente ligada a la tierra, más fuerte será su deseo de conservar los equilibrios ecológicos y culturales de cada región. Contrariamente, mientras más despersonalizados estén los hombres, asimilados por una cultura extranjera más fuerte, más facilmente se convertirán en los destructores de su herencia, y por éste motivo, toda la humanidad se empobrecerá. En el mundo existen muchos pueblos cuyo derecho a la sobrevivencia física es violado. Existen otros pueblos cuyo derecho a la sobrevivencia cultural es igualmente pisoteado por estados que creen que la diversidad y una verdadera libertad cultural podrían poner en peligro las prioridades de autoconservación.

8) Para resolver éstos problemas, es necesario establecer un principio no solo individual sino colectivo de libertad y democracia, ya que, como reconoce el artículo 1 de la Convención Cuadro para la Tutela de las Minorías Nacionales [= étnicas], aprobada por el Consejo de Europa el 10 de noviembre de 1994, "la tutela de las minorías nacionales, y de los derechos y de la libertad de los individuos que pertenecen a dichas minorías, es parte integrante de la protección internacional de los derechos humanos". Los derechos étnicos, por lo tanto, son derechos humanos. Además, los derechos a la limpieza del agua, tierra y aire, visto que provienen del ambiente que nos rodea, no son individuales sino colectivos, y las guerras son causadas, o por lo menos prolongadas por el hecho que en el mundo existen fuertes desigualdades no solo entre los individuos sino entre los pueblos.

9) Por lo tanto, hacemos un llamado a todas las personas y organizaciones activas en el campo de las libertades culturales, lingüísticas, políticas y de otros tipos, para que colaboren para hacer nacer un nuevo humanismo, un humanismo etnista que considerará los derechos humanos en un modo más completo y no dejará pasar por alto los aspectos fundamentales de la identidad colectiva y local. Estamos completamente convencidos de que solo un humanismo así, el cual tiende hacia un reconocimiento recíproco de todas las etnias y por lo tanto a volverlas iguales y fraternizadas para eliminar la super-estructura étnica de los confictos actuales, puede consentir una solución de los problemas que sea útil al hombre y no a los grupos de poderes.

10) Subrayamos que el humanismo etnista es un principio que al buscar una solución pacífica de todos los conflictos, se opone firmemente al chauvinismo nacionalista y al terrorismo, pero condena del mismo modo el cosmopolitismo malentendido que, en nombre de una igualdad puramente teórica entre los individuos, quiera asimilarlos todos al mismo modelo y fundirlos en el mismo crisol monoidiomático, monocultural y dominado por los mismos consumos.

11) Nuestro objetivo es que la humanidad se reorganice con base en estructuras más humanas de autoadministración y relación con la tierra, dándole siempre la prioridad a los aspectos humanos, culturales y naturales de la vida en lugar del enriquecimiento, el monopolio y la explotación de los demás. Pedimos la colaboración de todos.

Traducción: César Bayona Pinto

Dichiarazione per l'umanesimo etnista [en la itala]

1) Nel mondo odierno altamente tecnologizzato e strettamente interconnesso, basta premere un bottone per far esplodere l'intero pianeta, mentre gli equilibri ecologici sono gravemente scossi dai consumi di massa di una piccola parte dell'umanità. L'attuale ordine mondiale è estremamente ingiusto, perché si basa sullo sfruttamento dei ricchi sui poveri, del Nord sul Sud, dell'uomo sulla Natura.

2) Quest'ordine mondiale, oltre ad essere estremamente ingiusto, minaccia anche di porre rapidamente fine alla civiltà e alla sopravvivenza dell'uomo, dal momento che il suo saccheggio ai danni della Natura non è piú sostenibile e perché esso, dando la precedenza agli interessi dei gruppi di potere, istiga i popoli l'uno contro l'altro, in una lotta per ricchezze sempre piú vicine all'esaurimento e nelle mani di piccole élite.

3) Tipico esempio di questa tattica è il nazionalismo, la santificazione di una ragion di Stato contro tutte le altre, in cui l'interesse del paese è usato erroneamente e pretestuosamente per nascondere la volontà di gruppi economici e di potere esclusivi. Il caso dell'ex Jugoslavia, in cui tutte le parti hanno utilizzato argomenti tribali cercando di giustificare una lotta sanguinosa per il controllo di traffici illegali, è un esempio lampante di questa tattica.

4) Il sistema attuale è molto forte, perché capace di dividere gli uomini attraverso le armi del nazionalismo e del consumismo. In questo modo, i popoli lottano uno contro l'altro per lo stesso sogno di falso benessere, garantendo la supremazia agli stessi interessi elitari di sempre.

5) Noi vediamo l'assoluta necessità di ripensare quest'ordine mondiale, che influenzerà le nostre vite di domani, e di riorganizzarlo secondo principi di libertà e democrazia individuale e collettiva. Inoltre è assolutamente necessario che tutta l'umanità riveda la propria concezione di Natura come risorsa liberamente sfruttabile.

6) Per far questo è necessario che si generalizzino i principi della Dichiarazione Universale dei Diritti dell'Uomo, che stabiliscono diritti validi per tutti gli uomini, "senza distinzione alcuna, per ragioni di razza, di colore, di sesso, di lingua, di religione, di opinione politica o di altro genere, di origine nazionale o sociale, di ricchezza, di nascita o di altra condizione".

7) Questo principio di uguaglianza individuale, però, non è sufficiente, perché l'individuo fa parte di una comunità piú vasta, una comunità legata alla terra ereditata dai propri progenitori. Finita l'epoca dell'imperialismo e del colonialismo, nel mondo c'è una distribuzione dei popoli che solo un'evoluzione pacifica, e nessuna guerra, "pulizia etnica" o altro atto di forza, può legittimamente cambiare. Noi crediamo che, piú una comunità sente il proprio legame con la terra, piú forte sarà il suo desiderio di conservare gli equilibri ecologici e culturali del proprio paese. Al contrario, piú gli uomini sono spersonalizzati, assimilati da una cultura estranea ma piú forte, piú facilmente diventeranno i distruttori della propria eredità, il che causerà un impoverimento e un'espogliazione di tutta l'umanità. Nel mondo ci sono molti popoli di cui non è rispettato il diritto alla sopravvivenza fisica. Esistono altri popoli il cui diritto alla sopravvivenza culturale è altrettanto violato da Stati timorosi che la diversità e una vera libertà culturale possano metterne in pericolo le priorità di autoconservazione.

8) Per risolvere questi problemi serve un principio di libertà e democrazia non soltanto individuale, ma anche collettivo perché, come riconosce l'articolo 1 della Convenzione quadro per la tutela delle minoranze nazionali (= etniche), approvata dal Consiglio d'Europa il 10 novembre 1994, "La tutela delle minoranze nazionali, e dei diritti e delle libertà degli individui appartenenti a tali minoranze, è parte integrante della protezione internazionale dei diritti umani". I diritti etnici sono quindi diritti umani. Inoltre, i diritti a disporre di acqua, terra e aria puliti, poiché inerenti all'ambiente, non sono individuali, ma collettivi, e le guerre sono causate o almeno perpetuate dal fatto che nel mondo ci sono forti diseguaglianze non solo fra gli individui, ma anche fra i popoli.

9) Pertanto facciamo appello a tutte le persone e le organizzazioni attive sul campo della libertà culturale, linguistica, politica, religiosa o di altro tipo a una collaborazione volta alla nascita di un nuovo umanesimo, un umanesimo etnista che considererà i diritti umani in una prospettiva piú completa e non trascurerà i fondamentali aspetti dell'identità collettiva e locale. Siamo fermamente convinti che soltanto un simile umanesimo, che mira al riconoscimento reciproco dell'esistenza di tutte le etnie e, quindi, a renderle uguali e ad affratellarle, in modo da rimuovere la sovrastruttura etnica dai conflitti odierni, possa risolvere i problemi ed essere utile all'umanità anziché ai gruppi di potere.

10) Sottolineiamo che l'umanesimo etnista è un principio che, mirando a una soluzione pacifica di tutti i conflitti, si oppone con fermezza allo sciovinismo nazionalista e al terrorismo, ma allo stesso tempo condanna il cosmopolitismo frainteso che, in nome di un'uguaglianza teorica fra gli individui, vuole assimilare tutti gli uomini allo stesso modello e fonderli nello stesso crogiolo monolingue, monoculturale e caratterizzato dagli stessi consumi.

11) Il nostro obiettivo è che l'umanità si riorganizzi secondo strutture piú umane di autoamministrazione e rapporto con la terra, dando sempre la precedenza agli aspetti umani, culturali e naturali della vita sull'arricchimento, il monopolio, lo sfruttamento degli altri. E per far questo chiediamo la collaborazione di tutti.

Traduko: Daniele Vitali

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